Nicolas Cage dans un Horreur Biblique Campagnard

Les accusations de « Blasphème ! » vont probablement pleuvoir pour le film d’horreur surnaturelle de Lotfy Nathan, qui tourne autour de la vie du jeune Jésus. Basé sur l’évangile apocryphe « L’Évangile de l’Enfance de Thomas » (que je n’ai pas lu, je l’admets), le film s’efforce de mériter un sérieux qu’il n’atteint jamais. Je veux dire, quand vous choisissez Nicolas Cage comme « Le Charpentier » et FKA Twigs comme « La Mère », vous jetez déjà un peu l’éponge.

Une production soignée mais une déception #

Malgré ses belles valeurs de production et une performance saisissante d’Isla Johnston (The Queen’s Gambit) en tant que « L’Étranger, » qui se révèle être, accrochez-vous, Satan, The Carpenter’s Son ne plaira ni aux fidèles ni à ceux qui cherchent un film d’horreur plus traditionnel dans lequel le Diable fait une apparition.

Date de sortie : Vendredi, 11 novembre
Distribution : Nicholas Cage, FKA Twigs, Noah Jupe, Isla Johnston, Souheila Yacoub
Réalisateur-scénariste : Lotfy Nathan

Classé R,
1 heure 34 minutes

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Une intrigue déconcertante #

Se déroulant principalement en « Anno Domini 15 », l’histoire se passe dans l’Égypte romaine, où Joseph et Marie (ne soyons pas coy sur ce point) mènent leur vie quotidienne tout en étant compréhensiblement protecteurs envers leur fils de 15 ans, Jésus (Noah Jupe, qui retrouve Twigs après Honey Boy). Joseph devient vite perturbé lorsque son fils commence à traîner avec un mystérieux étranger aux yeux perçants.

« Je joue toute la journée. Veux-tu jouer avec moi ? » demande l’étranger à Jésus, ce qui donne un indice subtil qu’il pourrait avoir de mauvaises intentions. Sans mentionner sa propension à jouer avec des scorpions.

Un projet mal conçu mais captivant #

Rapidement, Jésus se sent de plus en plus attiré par l’étranger, au grand désarroi de son père. « Ma foi est devenue une béquille brisée ! » s’exclame Joseph, d’une manière que seul Nicolas Cage peut faire. Les villageois sont également bouleversés, devenant convaincus que le fils du charpentier et son nouvel ami sont des esprits maléfiques. Une supposition raisonnable, étant donné que des serpents hautement agressifs commencent à sortir de la bouche des gens. Pendant ce temps, Jésus commence à souffrir de problèmes de père : « Dis-moi qui est mon père ! » implore-t-il l’étranger.

Le scénariste-réalisateur Nathan (12 O’Clock Boys), qui a grandi dans l’Église orthodoxe copte, semble sincère dans sa tentative de présenter un récit biblique sous un angle très différent. The Carpenter’s Son est tout sauf léger, présenté avec toute la gravité d’une épopée religieuse des années 50, comme si elle avait été réalisée par John Carpenter. Les interprètes sont également engagés, bien que Cage émane immédiatement des ondes campagnardes. Pas tellement par sa performance, qui est relativement contenue, mais par sa simple présence. C’est simplement ce qui se passe lorsqu’on choisit l’acteur qui a joué dans Ghost Rider: Spirit of Vengeance et Mandy comme Joseph.

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Puisque Twigs et Jupe n’ont pas un tel bagage cinématographique, ils s’en sortent beaucoup mieux. Mais la véritable étoile est Johnston, dont les yeux sont si captivants qu’il est facile de comprendre pourquoi Jésus tombe sous le charme de l’étranger. L’actrice, qui va bientôt jouer le rôle principal dans le prochain film de Baz Luhrmann sur Jeanne d’Arc, possède une telle présence à l’écran qu’on est sûr qu’elle atteindra la célébrité. De plus, elle peut livrer des répliques comme « Je suis l’accusateur de la lumière… Je suis l’adversaire » avec une conviction totale, et on voit qu’elle ira loin.

Pour tout son style visuel, The Carpenter’s Son semble être un projet fondamentalement mal conçu, destiné à un futur statut culte, avec des audiences lors de projections de minuit hurlant les lignes les plus extravagantes en chœur avec les acteurs. Ce qui n’est peut-être pas ce que le réalisateur avait en tête, mais qui promet d’être très amusant.

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