Une suite un peu superflue #
Des migrants désespérés sont contraints de quitter le Groenland après qu’une force malveillante a rendu leur île inhabitable. Non, ce n’est pas le gros titre de demain concernant Donald Trump, mais plutôt la suite du thriller survival post-apocalyptique de Ric Roman Waugh, Greenland de 2020. Ce film, mettant en vedette Gerard Butler et Morena Baccarin, a eu le malheur de sortir pendant la pandémie et d’aller directement en VOD. Greenland 2: Migration (un titre accrocheur) a l’avantage de sortir en salles, mais on a vraiment l’impression que c’est une suite inutile. Après tout, combien d’épreuves une pauvre famille peut-elle endurer ?
Les épreuves de la famille Garrity #
Cette famille est composée de John Garrity (Butler), dont les compétences en ingénierie structurelle l’ont désigné comme candidat gouvernemental pour la survie à la suite de la destruction mondiale causée par une comète interstellaire surnommée « Clarke » ; sa femme Allison (Baccarin) ; et leur fils Nathan (désormais joué par Roman Griffin Davis). À la fin du premier film, la famille avait enduré de nombreuses crises mettant leur vie en danger en se rendant jusqu’à un bunker souterrain au Groenland où les survivants tenteraient de recommencer leur vie.
Greenland 2: Migration
Conclusion
C’est la fin du monde telle que nous la connaissons… encore une fois.
Date de sortie: Vendredi 9 janvier
Distribution: Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis, Amber Rose Revah, Sophie Thompson, Trond Fausa Aurvag, William Abadie
Réalisateur: Ric Roman Waugh
Scénaristes: Mitchell LaFortune, Chris Sparling
Noté PG-13, 1 heure 38 minutes
Une quête périlleuse #
Cinq ans plus tard, les choses ne vont pas si bien. Des fragments de la comète continuent de tomber sur la planète, causant des destructions catastrophiques. L’air contaminé empêche les gens de sortir, et les ressources deviennent de plus en plus rares. Mais il y a quelques points positifs, comme le fait que les habitants du bunker peuvent encore danser sur du yacht rock.
Lorsque leur refuge au Groenland est détruit, les Garrity, avec quelques autres survivants, sont contraints de fuir. Leur destination est la France, où des rumeurs parlent d’une oasis sur le site d’impact de la comète. Et au moins, la nourriture est censée être meilleure.
C’est un voyage périlleux, mais quiconque a vu le premier film sait à quoi s’attendre. Les Garrity, avec le Dr. Casey (Amber Rose Revah) du bunker, rencontrent de très mauvaises personnes et subissent une série d’épreuves mettant leur vie en danger.
Malheureusement, bien que les mécaniques de thriller soient raisonnablement bien orchestrées par le réalisateur Waugh, Greenland 2: Migration semble aussi redondant que son titre. Alors que le premier film présentait un concept relativement original et quelques dynamiques émotionnelles sincères dans ses situations de suspense, celui-ci paraît simplement convenu. Il est clair que la crise a poussé les gens à recourir à des moyens féroces et mortels pour garantir leur survie, mais les Garrity semblent s’en sortir relativement bien. Tout ce que John a à faire, c’est d’adopter un regard de chiot, de mettre un ton suppliant dans sa voix, de mendier l’aide de sa famille, et les gens finissent par se plier à ses souhaits.
Pour être juste, le film contient des scènes véritablement saisissantes, y compris une se déroulant dans un Liverpool pratiquement submergé et une autre dans un canal anglais asséché. Cette dernière offre l’occasion d’une séquence effrayante dans laquelle la famille doit traverser un vaste ravin sur une échelle en cordes fragiles.
Butler reste une présence solide à l’écran, sa qualité d’Homme du peuple apportant du poids à son personnage. Baccarin, dont le rôle sert de conscience morale à l’histoire, parvient à égaler son impact. William Abadie (de Emily in Paris) laisse également une forte impression en tant que Français qui prend brièvement la famille sous son aile et leur demande de prendre sa fille Camille (Nelia Valery de Costa) avec eux.
Ressemblant à une sorte d’aventure fantastique de série B, avec des effets spéciaux corrects mais peu remarquables, Greenland 2: Migration est un programme de remplissage adéquat pour janvier. La seule chose qui lui manque, ce sont des dinosaures.