Le gouvernement canadien a interdit l’entrée du trio de rap Kneecap sur son territoire en raison de leur prétendue « glorification d’organisations terroristes ». Le groupe a annoncé son intention de prendre des mesures légales contre ces accusations, qu’ils jugent totalement fausses et profondément malveillantes.
Qui sont les membres de Kneecap ? #
Ce groupe originaire de Belfast, composé de Naoise O Caireallain, Liam Og O hAnnaidh et JJ O’Dochartaigh, est reconnu pour ses paroles provocatrices et ses articles dérangeants, ainsi que pour son soutien à la Palestine.
Crédit : GETTY
Les controverses de Kneecap #
Kneecap a régulièrement fait la une des journaux cette année, notamment en avril lorsque des images ont montré l’un des membres disant « Up Hamas, up Hezbollah » lors d’un concert. En juin, leur performance au Festival de Glastonbury a été examinée par la police, qui a ensuite déclaré qu’elle ne prendrait « aucune autre mesure ». De plus, O hAnnaidh a comparu devant le tribunal pour des accusations liées à l’affichage d’un drapeau du Hezbollah lors d’un concert.
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Vendredi, le secrétaire parlementaire canadien chargé de la lutte contre le crime a annoncé dans une vidéo sur les réseaux sociaux que Kneecap avait été jugé « inéligible » à entrer sur le territoire canadien. Vince Gasparro a affirmé : « Récemment, le groupe de rap Kneecap a participé à des actes et a fait des déclarations allant à l’encontre des valeurs et des lois canadiennes, suscitant une profonde inquiétude au sein de notre gouvernement. »
« Le groupe a amplifié la violence politique et affiché publiquement son soutien à des organisations terroristes telles que le Hezbollah et le Hamas. Ces actions ne relèvent pas d’expressions artistiques ou de critiques politiques légitimes ; ce sont des endorsements dangereux de la violence et de la haine. »
Il a ajouté : « La critique des gouvernements étrangers est protégée par la Charte des droits et libertés Canadienne, cependant, le soutien à la violence politique, la glorification des organisations terroristes et l’affichage de symboles de haine ciblant directement la communauté juive ne sont pas des formes d’expression protégées et ne seront pas tolérées par notre gouvernement. »
La réponse de Kneecap #
Le trio a réagi par le biais d’un communiqué sur X, intitulé « Un message à Vince Gasparro », dans lequel ils ont annoncé leur intention d’engager des poursuites judiciaires. Ils ont déclaré : « Vos commentaires à notre sujet sont totalement faux et profondément malveillants. Nous ne les accepterons pas. »
« Aucun membre de Kneecap n’a été condamné pour un crime dans aucun pays, jamais. Tandis que vous tentez outrageusement de nous accuser d’antisémitisme, le journal ‘The Times’ a qualifié notre concert à Londres d’ « emphatiquement anti-sectaire ». »
Dans leur déclaration, ils ont proclamé : « Nous avons demandé à nos avocats d’initier des actions légales contre vous. Nous serons inflexibles dans notre défense contre ces accusations sans fondement visant à faire taire notre opposition à un génocide perpétré par Israël. »
Ils ont également adressé un message à leurs fans canadiens, précisant qu’ils avaient fourni des informations demandées par les autorités canadiennes d’immigration/eTA (autorisation de voyage électronique) et qu’ils considèrent que ces accusations malveillantes sont infondées.
« Nous avons joué au Canada de nombreuses fois sans aucun problème, avec un message de solidarité et d’amour. Nous sommes désolés de ne pas pouvoir être avec vous le mois prochain, mais nous ne nous tairons pas et nous continuerons à nous opposer au génocide. »
Cela fait suite à leur performance à Wembley, où ils ont évoqué la visite d’État de Donald Trump au Royaume-Uni, affichant un message provocateur sur le mur avant le spectacle.
O hAnnaidh doit revenir devant le tribunal de Westminster le 26 septembre, après que son équipe juridique ait soutenu que la charge devrait être rejetée en raison d’une erreur technique dans la manière dont elle a été portée contre lui.
